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Top 10 des répliques épiques de Poutine au sujet de l’annexion historique de la Crimée

Le président russe Vladimir Poutine s’adressant à l’Assemblée fédérale, qui comprend des députés de la Douma, des membres du Conseil de la fédération, des gouverneurs régionaux et des représentants de la société civile, au Kremlin, à Moscou, le 12 mars 2014.

Au cours de ce qui est peut-être le discours le plus important de l’ère post-soviétique, le président russe Vladimir Poutine a demandé à l’Occident de mettre un terme à deux décennies de « deux poids, deux mesures » et d’oublier la guerre froide. Voici les 10 moments les plus croustillants de son discours épique.

Lorsque Poutine souhaite la bienvenue à l’Occident dans le concept du droit international :

« Ils disent que nous violons le droit international. Je suis heureux qu’ils se souviennent que le droit international existe. Mieux vaut tard que jamais. »

Lorsque Poutine dit que, en dépit des clichés, c’est l’Occident qui s’est comporté comme un taureau… ou un ours… dans un magasin de porcelaine chinoise :

« Ils tentent sans relâche de nous isoler car nous avons une position indépendante, parce que nous la maintenons, et nous disons les choses telles qu’elles sont, sans verser dans l’hypocrisie. Mais il y a une limite à toute chose. Et avec l’Ukraine, nos partenaires de l’Occident ont dépassé cette limite, en faisant l’ours, en agissant de manière irresponsable et sans aucun professionnalisme. »

Lorsque Poutine dit à l’Occident de tirer un trait sur la guerre froide :

« Aujourd’hui, il est impératif d’en finir avec cette hystérie, de réfuter cette rhétorique de la guerre froide et d’accepter ce fait indéniable : la Russie est indépendante et partie intégrante des affaires internationales. Comme les autres pays, elle a ses propres intérêts nationaux, qui doivent être pris en considération et respectés. »

Lorsque Poutine rappelle au monde que la diplomatie de l’ère Bush était tout sauf un comportement acceptable dans un monde civilisé :

« Ils font ce que bon leur semble, ici et là, ils utilisent la force contre des états souverains, construisent des coalitions basées sur le principe du “si tu n’es pas avec nous, tu es contre nous”. Pour que ces agressions aient l’air légitimes, ils obligent les organisations internationales à produire les résolutions nécessaires, et si pour une raison ou une autre, ça ne marche pas, ils ignorent simplement le Conseil de sécurité des Nations unies et les Nations unies dans leur ensemble. »

Lorsque Poutine fait son propre contre-édito du New York Times au sujet de la spécialité américaine, l’exceptionnalisme :

« Les partenaires occidentaux, menés par les USA, préfèrent ne pas suivre le droit international, mais la loi du plus fort. »

Lorsque Poutine dit que l’OTAN est le bienvenu au barbecue, mais ne peut pas établir son campement dans le jardin de la Russie :

« L’OTAN reste une alliance militaire, mais nous sommes contre le fait qu’une alliance militaire fasse régner sa propre loi dans notre jardin, dans notre territoire historique. Je n’arrive tout simplement pas à m’imaginer que nous voyagions à Sébastopol pour rendre visite à des marins de l’OTAN. Bien entendu, la plupart d’entre eux sont des gens merveilleux, mais il serait préférable qu’ils viennent nous rendre visite et soient nos invités, plutôt que le contraire. »

Lorsque Poutine prévient l’Occident que leurs menaces seront réglées en nature :

« Certains politiciens occidentaux nous menacent déjà non seulement de sanctions, mais également de sérieux problèmes sur le plan domestique. Je voudrais savoir ce qu’ils ont en tête exactement : une action par la cinquième colonne, ce fourre-tout de “traitres de la nation”, ou espèrent-ils nous mettre dans une situation économique et sociale telle que cela provoque le mécontentement de notre population ? Nous considérons ces discours comme irresponsables et clairement agressifs dans le ton, et nous y répondrons en conséquence. »

Lorsque Poutine rappelle à l’Allemagne que tous ne souhaitaient pas sa réunification après la guerre froide :

« Je crois que les Européens, et avant tout les Allemands, me comprendront. Laissez-moi vous rappeler qu’au cours des consultations politiques de l’unification de l’Allemagne de l’est et de l’ouest… certains pays qui étaient alors, et sont toujours, des alliés de l’Allemagne, ne soutenaient pas l’idée de son unification. Notre nation a cependant soutenu sans équivoque le désir sincère et inaliénable des Allemands d’unir leur nation. Je suis confiant sur le fait que vous n’ayiez pas oublié cela, et je m’attends à ce que les citoyens allemands soutiennent également les aspirations des Russes, de la Russie historique, à restaurer son unité. »

Lorsque Poutine met en avant l’hypocrisie de l’Occident au sujet du Kosovo :

« Les USA et l’Europe de l’ouest nous répètent sans cesse que le Kosovo est un cas particulier. Qu’est-ce qui rend ce cas si particulier aux yeux de nos collègues ? Il s’avère que c’est le fait que ce conflit ait causé autant de pertes civiles. Est-ce un argument légal ? La sentence du Tribunal International ne dit rien à propos de cela. Ce n’est même pas du « deux poids, deux mesures » ; c’est clairement un cynisme incroyable, primitif. Personne ne devrait tenter si grossièrement de faire en sorte que leurs intérêts prévalent, appelant une chose « blanche » un jour, et « noire » le lendemain. Si on suit cette logique, on doit s’assurer que tout conflit mène à des pertes humaines. »

Et, bien sûr, lorsque Poutine rappelle à ses critiques que chacun a ses points de rupture :

« Si vous tirez trop sur la corde, elle casse. Vous ne devez jamais l’oublier. »

Traduction de l’article du site Russia Today par De Ficientis pour Croah.fr

Tag(s) : #Poutine, #Russie, #Crimée, #Ukraine, #Actualité