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Femen : baromètre de la lâcheté complice de nos gouvernants

Soyons clairs, les Femen ne sont plus rien.
Leurs couronnes de fleurs sont passées de mode et leur nudité maculée d’insultes n’attire plus le regard de personne. Elles se pensent subversives, elles ne sont que quelques furies perdues dans cette masse informe de gauchistes capricieux qui ne savent rien réclamer sans se déshabiller.

Elles ne surprennent plus depuis longtemps.

Mais elles restent « intéressantes » pour une raison : elles sont un indicateur infaillible de la lâcheté sans limite de nos gouvernants, de leur odieuse complicité avec la vulgarité et l’anti-christianisme primaire, mais également de l’injustice flagrante avec laquelle ils traitent leurs opposants, systématiquement.

Jeudi 17 juillet, quatre d’entre-elles interrompaient la séance des questions au gouvernement au Sénat, hurlant à la tribune les slogans qu’affichaient leurs poitrines : « macs ou sénateurs ? ». Elles faisaient alors allusion au rejet en commission au Sénat de la pénalisation des clients des prostituées.

Réaction ? Aucune, elles ont été évacuées par agents et huissiers, leur noms ont été relevés par la garde républicaine, fin de l’histoire. Jean-Pierre Bel, président du Sénat, n’a rien eu à dire.

L’an dernier, deux militants opposés au « Mariage pour tous » avaient interrompu une séance à l’Assemblée Nationale, à la veille du vote de la loi.
Ni vulgarité, ni indécence, ni violence, ni insulte, ni passés de profanateurs… et pourtant.
Claude Bartolone, dont la réserve d’indignation est aussi sélective qu’inépuisable, avait alors hurlé dans l’hémicycle : « Sortez-moi ces excités, les ennemis de la démocratie n’ont rien à faire ici ! » et avait alors confié son intention de porter plainte.

Les « ennemis de la démocratie » venaient de déployer une banderole sur laquelle était écrit… « Référendum ». Ils ne faisaient que rappeler aux députés la demande faite par 700.000 personnes et que le Conseil économique, social et environnemental (CESE) avait alors, démocratiquement bien entendu, balayé du revers de la main. Ces deux militants représentaient, en face des députés, les centaines de milliers de familles méprisées trois fois de suite dans les rues de France…
C’est finalement parce qu’ils réclamaient que le peuple puisse s’exprimer que Bartolone les avait immédiatement taxés « d’ennemis de la démocratie »… Logique de gauche.

Cette comparaison est parlante : sont condamnés par le monde médiatico-politique ceux qui s’opposent à la destruction minutieuse de chacun des repères de notre société et de notre pays, et eux seuls.
Les autres sont excusés.
C’est vrai avec les Femen comme avec tant d’autres, à commencer par les vrais délinquants dont les armes ne sont ni des ballons roses ni des photomontages…

Et les jours passés nous l’ont encore prouvé : la justice suit.

Que les Français se réveillent et comprennent une chose : dès lors que de telles injustices sont faites à quelques-uns, il faut s’attendre à ce qu’elles soient une menace pour tous.

Source: Boulevard Voltaire

Tag(s) : #Femen, #France